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Mal des transports chez l'enfant : que faire en voiture ?

Mal des transports chez l'enfant : signes, causes, conseils avant et pendant le trajet, médicaments et quand consulter, d'après l'Assurance maladie (ameli).

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Route de montagne en lacets serrés qui descend une vallée herbeuse, parcourue par quelques voitures, entre des pylônes de téléphérique
Photo : Horia Varlan / Wikimedia Commons (CC BY 2.0), recadrée

Le mal des transports chez l'enfant est fréquent et, le plus souvent, sans gravité : l'Assurance maladie le décrit comme courant entre 2 et 12 ans. En voiture, ses conseils tiennent en quelques gestes : manger léger avant de partir, rouler sans à-coups, faire regarder l'enfant dehors, s'arrêter souvent et demander l'avis du pharmacien ou du médecin avant tout médicament. Voici ces conseils, tels que l'Assurance maladie les donne, et la façon de les appliquer avec un enfant attaché dans son siège auto.

En bref

  • Les signes : mal au ventre, nausées, pâleur, sueurs froides, vomissements ; chez le jeune enfant, aussi des pleurs, de l'agitation, des bâillements ou un dégoût des aliments.
  • Avant de partir : un repas léger, jamais à jeun, un horaire sans bouchons, un itinéraire avec peu de virages, idéalement à l'heure de la sieste.
  • Sur la route : le regard sur l'horizon, pas de lecture ni d'écran, de l'air, des pauses ; la place centrale arrière plutôt que l'avant, interdit avant 10 ans sauf exceptions.
  • Les médicaments : uniquement sur conseil du pharmacien ou du médecin ; certains sont contre-indiqués chez l'enfant.
  • Consultez si le malaise revient à presque chaque trajet, résiste aux précautions, commence avant même le départ ou s'accompagne de fièvre.

Toutes les informations de santé de cet article viennent du dossier « Mal des transports » de l'Assurance maladie (ameli.fr, mis à jour le 10 janvier 2025). Elles ne remplacent pas l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Mal des transports chez l'enfant : de quoi s'agit-il ?

Le mal des transports vient d'un désaccord entre ce que voient les yeux et ce que ressent l'oreille interne.

L'Assurance maladie l'explique ainsi : en voiture, les yeux perçoivent le mouvement (les virages, le paysage qui défile), tandis que le système vestibulaire, l'organe de l'équilibre situé dans l'oreille interne, enregistre un corps immobile. Le cerveau reçoit deux informations contraires et s'adapte mal (ameli, « Mal des transports : symptômes et causes »).

Les premiers signes sont souvent discrets :

  • une gêne, une tension dans le haut du ventre ;
  • des nausées, l'enfant dit qu'il a « mal au cœur » ;
  • chez le jeune enfant, qui ne sait pas toujours le dire : un dégoût des aliments, des pleurs, de l'agitation ou des bâillements.

Viennent ensuite, si rien ne change, la pâleur et les sueurs froides, une salivation importante, des vomissements, des vertiges, une respiration plus rapide, des maux de tête ou de la fatigue. Ces symptômes disparaissent en général quelques minutes après l'arrêt et la sortie du véhicule.

Toujours selon l'Assurance maladie, le mal des transports est rare chez les nourrissons, courant de 2 à 12 ans, puis moins fréquent à l'adolescence. Il est plus fréquent quand la route est sinueuse ou vallonnée, et il s'atténue avec la répétition des voyages. Un enfant qui a déjà été malade peut aussi appréhender le trajet suivant et ressentir les symptômes plus fort, parfois avant même de monter en voiture.

Avant de partir : repas, horaire, itinéraire

Une bonne partie de la prévention se joue avant de tourner la clé : ce que l'enfant mange, l'heure du départ et la route choisie.

L'Assurance maladie conseille (ameli, « Malade en voiture, en car, en bateau… : que faire contre le mal des transports ? ») :

  • de manger légèrement, sans partir à jeun : la faim peut accentuer les symptômes. Les aliments gras ou épicés et les repas copieux sont à éviter juste avant et pendant le trajet ;
  • de rouler quand la circulation est fluide, pour une conduite régulière : les freinages brusques et les accélérations rapides aggravent les nausées ;
  • d'éviter, si possible, les itinéraires avec beaucoup de virages ;
  • de voyager au moment de la sieste, car les symptômes sont moindres pendant le sommeil.

En pratique, cela peut vouloir dire préférer l'autoroute à la petite route de col quand le temps de trajet est comparable, partir après un déjeuner léger plutôt qu'à l'aube l'estomac vide, et éviter les heures de bouchons, où l'on freine et redémarre sans arrêt.

Si vous partez pour plusieurs heures, notre guide du long trajet en voiture avec un enfant détaille la préparation, et notre article pour faire dormir un enfant en voiture aide à caler le départ sur la sieste.

Sur la route : le regard dehors, l'air frais, des pauses

Pendant le trajet, l'Assurance maladie conseille de regarder l'horizon, d'aérer, de faire des pauses et d'éviter la lecture et les écrans.

Route qui file droit vers des montagnes enneigées sous un ciel nuageux, vue à travers le pare-brise d'une voiture

Photo : Martin Münch / Wikimedia Commons (CC0)

Ses recommandations pendant le déplacement :

  • poser le regard sur l'horizon, à l'extérieur du véhicule ;
  • respirer calmement, ou écouter de la musique ;
  • aérer le véhicule et garder une bonne circulation de l'air, pour ne pas avoir trop chaud ; ne pas fumer dans la voiture ;
  • faire des pauses pour marcher un peu, et, sur un long trajet, s'arrêter souvent pour éviter aux enfants d'avoir mal au cœur ;
  • éviter de lire ou de jouer sur écran, ce qui favorise le mal des transports ;
  • une fois l'enfant réveillé, le distraire en lui racontant une histoire, en chantant ou en écoutant de la musique.

Les jeux qui font regarder par la fenêtre vont dans ce sens : notre liste de jeux en voiture pour enfant n'en contient aucun qui demande un écran ou un livre.

Quelle place pour un enfant malade en voiture ?

L'Assurance maladie cite deux places où l'on ressent moins le mouvement : à côté du conducteur et au centre de la banquette arrière. Avant 10 ans, c'est la place centrale arrière qu'il faut viser, car l'avant est en principe interdit.

Elle conseille aussi de régler la hauteur du siège de l'enfant pour qu'il puisse regarder à l'extérieur. Ces conseils se combinent avec la règle de sécurité routière : un enfant de moins de 10 ans voyage attaché dans un siège auto homologué adapté à sa taille et à sa corpulence, quelle que soit la distance, et il est interdit de l'installer à l'avant, sauf s'il s'agit d'un bébé dos à la route dans un siège prévu à cet usage, s'il n'y a pas de sièges arrière, s'ils n'ont pas de ceinture ou s'ils sont déjà occupés par des enfants de moins de 10 ans (Sécurité routière, « Rouler en sécurité avec un enfant à bord », octobre 2024).

Le mal des transports ne fait donc pas partie des exceptions. Si la place centrale arrière peut accueillir son siège auto (consultez la notice du siège et celle du véhicule), c'est la solution qui suit à la fois l'Assurance maladie et le Code de la route. Pour l'adulte sujet au mal des transports, en revanche, l'Assurance maladie conseille de s'asseoir à l'avant, voire de prendre le volant.

Aux premiers signes : que faire ?

Dès les premiers symptômes, l'Assurance maladie conseille de fermer les yeux un instant, d'ouvrir la fenêtre et, quand c'est possible, de sortir de la voiture quelques minutes.

Sa liste, pour éviter que le malaise ne s'aggrave :

  • fermer les yeux un instant ;
  • ouvrir la fenêtre pour respirer de l'air frais ;
  • descendre de voiture pour faire quelques pas dehors ;
  • s'allonger quelques minutes, un linge frais et humide sur le front.

En voiture, avec un enfant attaché à l'arrière, ces conseils demandent un peu d'organisation. On ouvre la fenêtre tout de suite, on prévient l'enfant qu'on s'arrête bientôt, puis on rejoint une aire de repos ou un parking où l'on peut stationner en sécurité. L'enfant descend côté trottoir ou côté aire, et l'on attend que les symptômes passent avant de repartir.

En cas de vomissements, l'Assurance maladie conseille des boissons sucrées ou salées pour éviter la déshydratation : les jeunes enfants y sont plus exposés, et il est particulièrement important qu'ils boivent assez.

À garder à portée de main, à l'avant, pour ne pas avoir à fouiller le coffre :

  • des sacs, des mouchoirs et des lingettes ;
  • de l'eau et une boisson que l'enfant accepte ;
  • une tenue de rechange pour lui, et un vieux drap ou une serviette pour protéger le siège ;
  • un sac fermé pour isoler le linge sale jusqu'à l'arrivée.

Médicaments contre le mal des transports : seulement sur conseil

Ne donnez pas de médicament contre le mal des transports à un enfant de votre propre initiative : demandez conseil au pharmacien ou au médecin.

L'Assurance maladie indique qu'il existe plusieurs médicaments, avec ou sans ordonnance, et que le pharmacien, le médecin traitant ou le pédiatre choisit le plus adapté à l'âge et à l'état de santé (ameli, « Traitement du mal des transports »). Elle signale plusieurs points de vigilance pour les enfants :

  • certains antihistaminiques ne doivent pas être utilisés avant 2 ans, voire avant 6 ans pour l'un d'eux ;
  • les patchs à la scopolamine ne doivent pas être utilisés avant 15 ans ;
  • si l'enfant vomit ou a des nausées, ne lui donnez pas de dompéridone (pas avant 12 ans) ni de métoclopramide (contre-indiqué avant 18 ans), en raison de risques rares mais graves de troubles du rythme cardiaque ;
  • il est fortement déconseillé d'associer plusieurs traitements, ou de prolonger un traitement de soi-même après le voyage.

Ces médicaments peuvent aussi faire baisser la vigilance. Si vous en prenez vous-même, l'Assurance maladie demande de ne pas conduire.

Quand consulter un médecin ?

L'Assurance maladie conseille de prendre rendez-vous avec le médecin traitant quand le mal des transports se répète, résiste aux précautions ou s'accompagne d'autres symptômes.

Les situations qu'elle cite :

  • le mal des transports résiste aux précautions prises et aux traitements disponibles sans ordonnance ;
  • il revient de façon répétée, l'enfant est malade presque chaque fois qu'il monte en voiture ;
  • il entraîne une gêne importante ;
  • les nausées apparaissent par anticipation, avant même de monter dans le véhicule ;
  • il s'accompagne d'autres symptômes, comme de la fièvre.

Consultez systématiquement en cas de fièvre, ou de symptômes qui ne ressemblent pas à un mal des transports habituel, comme des vertiges.

Et le coussin câlin, dans tout ça ?

Le coussin câlin n'est pas un remède contre le mal des transports : il ne prévient ni les nausées ni les vomissements. C'est un accessoire de confort pour les trajets.

Le coussin câlin de voiture est une peluche en forme de H qui se pose devant l'enfant assis dans son siège auto ou sur son rehausseur. Sa tête se pose au creux des deux extrémités hautes, ses mains se glissent dans les deux poignées en tissu, et une sangle noire réglable, à boucle clipsable, fait le tour de l'appui-tête pour que le coussin reste en place. Il existe en cochon rose et en husky gris, en peluche douce au visage et aux pattes brodés.

On boucle d'abord la ceinture ou le harnais, puis on pose le coussin devant l'enfant, par-dessus. Il ne remplace ni le siège auto ni le rehausseur. Avec deux enfants à l'arrière, le lot de 2 coussins voiture en donne un à chacun : un cochon et un husky, deux cochons ou deux huskys.

En résumé

Le mal des transports chez l'enfant est courant entre 2 et 12 ans et, le plus souvent, sans gravité. L'Assurance maladie conseille un repas léger sans partir à jeun, une conduite souple aux heures fluides, le regard sur l'horizon plutôt que sur un écran, de l'air frais et des pauses fréquentes. Aux premiers signes, on ouvre la fenêtre et l'on s'arrête dès que c'est possible ; en cas de vomissements, on fait boire. Les médicaments passent par le pharmacien ou le médecin, et l'on consulte si le malaise revient à chaque trajet ou s'accompagne de fièvre. Avant 10 ans, l'enfant reste à l'arrière dans son siège auto, de préférence à la place centrale si son siège peut y être installé. Pour le confort du trajet, le coussin câlin cochon rose ou husky gris se pose par-dessus la ceinture ; la livraison est offerte, les détails sont sur la page livraison et retours.

Questions fréquentes

À quel âge les enfants ont-ils le mal des transports ?
D'après l'Assurance maladie, le mal des transports est rare chez les nourrissons, devient courant entre 2 et 12 ans, puis moins fréquent à l'adolescence. Il s'atténue souvent avec la répétition des voyages.
Mon enfant vomit en voiture : que faire ?
Arrêtez-vous dès que possible sur une aire ou un parking sûr, faites-le descendre côté trottoir et laissez-le faire quelques pas à l'air frais. En cas de vomissements, l'Assurance maladie conseille des boissons sucrées ou salées pour éviter la déshydratation, à laquelle les jeunes enfants sont plus exposés. Si cela arrive presque à chaque trajet, ou s'il a de la fièvre, consultez votre médecin.
Mon enfant peut-il monter devant s'il a le mal des transports ?
Pas avant 10 ans, sauf exceptions prévues par la loi (bébé dos à la route dans un siège prévu à cet usage, places arrière absentes, sans ceinture ou déjà occupées par des enfants de moins de 10 ans). L'Assurance maladie cite aussi la place centrale arrière parmi celles où la sensation de mouvement est moindre : c'est celle-là qu'il faut viser.
Peut-on donner un médicament contre le mal des transports à un enfant ?
Seulement sur le conseil du pharmacien ou du médecin. L'Assurance maladie rappelle que plusieurs médicaments sont contre-indiqués selon l'âge, qu'il ne faut pas en associer plusieurs, et que certains font baisser la vigilance : un adulte qui en prend ne doit pas conduire.
Bracelets, homéopathie, remèdes naturels : qu'en dit l'Assurance maladie ?
Son dossier « Mal des transports » n'en parle pas : il s'en tient aux précautions de voyage et aux médicaments délivrés sur conseil du pharmacien ou du médecin. Avant d'essayer un produit pour votre enfant, demandez l'avis de votre pharmacien.

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